Mercer | L’appréciation du franc suisse

Mercer | L’appréciation du franc suisse

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Une entreprise sur deux veut licencier

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15.12.2015

En réaction à l’appréciation du franc suisse, 28 % des entreprises suisses envisagent de réduire le nombre de leurs collaborateurs en Suisse. Par ailleurs, 20 % de toutes les entreprises sont d’ores et déjà sûres de recourir à ce type de mesures. Dans les semaines qui ont suivi la décision de la BNS, seuls 6 % des entreprises avaient des projets concrets en ce sens. Tel est le résultat d’une enquête menée par Mercer en septembre 2015 auprès de 58 entreprises suisses opérant au niveau international. Il s’agit en fait de la réactualisation d’une enquête déjà réalisée par Mercer juste après le découplage franc-euro en janvier.

« Bien que l’évolution du franc suisse se soit à nouveau stabilisée depuis son découplage de l’euro et la très forte hausse qui a suivi, le nombre des entreprises prévoyant des licenciements a nettement augmenté », explique Stephan Pieronczyk, Principal chez Mercer en Suisse. « Même si la valeur du franc par rapport au dollar américain s’est normalisée, la situation reste tendue pour les entreprises, qui sont tributaires des exportations dans la zone euro. Elles sont à la recherche de moyens pour maintenir leur compétitivité. »

Selon l’étude, 20 % des entreprises ont gelé les salaires (contre 6 % en janvier) et seuls 45% d’entre elles pensent procéder aux augmentations de salaires qu’elles avaient prévues avant la décision de la BNS (contre 54 % en janvier). 6 % des établissements interrogés limitent les augmentations de salaires à certains groupes de collaborateurs (contre 3 % en janvier), tandis que 14 % souhaitent continuer à observer le marché avant de prendre éventuellement des mesures à une date ultérieure (contre 16 % en janvier). Les augmentations de salaires moyennes s’élèvent à 1 %, soit environ 0,5 % de moins que celles prévues immédiatement après la décision de la BNS.

Les réactions au franc fort affectent également le paiement des bonus. Selon l’étude, 20 % des entreprises planifient désormais de réduire les bonus pour 2015 (contre 11 % en janvier).

« Les frais de personnel, comme les rémunérations, sont un angle d’attaque pour réagir à relativement court terme à la modification des conditions du marché », commente Stephan Pieronczyk. « Même si, entretemps, davantage d’entreprises se sont dotées de plans concrets, aucune « surréaction » n’est à attendre. Presque toutes les entreprises que nous avons interrogées dans le cadre de notre étude intègrent les nouvelles conditions dans leur planification stratégique à long terme, tout en tenant compte de leur pratique actuelle en matière de personnel et de rémunération. »

Graphique : comment le découplage franc-euro influe-t-il sur la planification salariale des entreprises ?

 

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